Taux hypothécaires: les conseils d’experts sont souvent biaisés
Lorsque les taux d’intérêt fluctuent, les banques et les courtiers s’empressent de prodiguer leurs prétendus bons conseils. Il faut souvent les prendre avec des pincettes.

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L’hypothèque représente souvent le principal engagement financier d’une vie, et le plus long aussi. La plupart des propriétaires ont encore leur emprunt à la retraite. Et bien souvent, les enfants en héritent à leur décès.
Pour financer son logement à bon compte, il faut donc penser à long terme. Or, les conseils de certains banquiers et courtiers hypothécaires ont de quoi étonner.
Dès que les taux d’intérêt changent de cap après une décision de la Banque nationale suisse (BNS), la même question revient: hypothèque fixe ou Saron? Une question légitime, mais souvent accompagnée de maigres réponses.
Ne croyez pas tout ce que l’on vous dit
La plupart des banques recommandent les hypothèques fixes, quelle que soit l’évolution des taux. Et même en cas de doute, celles-ci sont présentées comme étant la meilleure solution. Est-ce bien le cas? Quand on vérifie les faits, les conclusions sont bien différentes:
- les hypothèques fixes coûtent plus cher à long terme. Par le passé, l’hypothèque du marché monétaire (Saron) a presque toujours été plus avantageuse. Exemple: une hypothèque fixe de 500'000 francs souscrite pour 10 ans en 2014 a coûté 52'000 francs de plus (cf. ci-dessus).
- Les banques préfèrent recommander les hypothèques fixes, car elles rapportent plus. Elles surfent sur la vague d’émotions suscitée par les décisions de la BNS.
- À la fin, c’est la clientèle qui en paie le prix fort.
- Les hypothèques Saron sont plus transparentes: le taux d’intérêt est indexé sur le Saron, lequel s’appuie sur le taux directeur de la BNS.
Conseil: si vous pariez sur une baisse des taux, privilégiez une hypothèque Saron ou ne prenez que la moitié à taux fixe, et le reste en Saron. C’est plus avantageux et plus flexible, par exemple en cas de perte d’emploi, de divorce ou de coup du sort. Les échéances doivent être espacées de trois ans au plus.
Le coût d’une hypothèque Saron peut augmenter vite et fortement. Mettez de côté la différence par rapport au taux moyen à long terme (p. ex. 3%). En cas de hausse des taux, vous pourrez puiser dans cette réserve.
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